Bamboukozé ( Kiosk Péi )
Avec le Kolektif Mayamay (Amanda Goicovic), La section graphisme du lycée Ambroise Vollard, DAC & DAAC Réunion Saint-Pierre, La Réunion - 2025
Dispositif de consultation citoyenne, médiation d’un projet de recherche
Ce projet s’inscrit dans une collaboration avec les étudiants de première année en design graphique du lycée Ambroise Vollard . À partir de structures en bambou locaux habillées de drapeaux en tissu, conçues comme des dispositifs légers, mobiles et situés, nous avons interrogé la place du design dans l’espace public et son rôle dans la fabrication du commun. Ces structures deviennent des outils visibles de médiation, capables de rendre la recherche accessible et de provoquer la discussion.
L’enjeu principal était de rendre publique une recherche menée sur les kiosks à La Réunion, entendus comme des espaces de sociabilité, d’expression et de rencontre, mais aussi comme des objets politiques révélateurs des usages, des inégalités et des tensions du territoire. La signalétique et la charte graphique conçues par les étudiants ne visaient pas seulement à informer, mais à rendre lisibles des questions collectives, à inviter à la prise de parole et à légitimer des savoirs situés, issus de l’expérience des habitants.
Dans ce cadre, les étudiants ont expérimenté un graphisme manuel, au service de l’intérêt général . Ils ont exploré une pluralité de pratiques : création de l’identité visuelle du projet, éditions synthétisant recherche, outils de médiation, flyers et cartes de contact. Une journée d’enquête et d’animation à la Cité des Arts leur a permis de se confronter à une grande diversité de publics, d’expérimenter l’écoute, l’enquête sensible et la discussion comme gestes de design à part entière.
Enfin, ce projet a posé les bases d’une dynamique collective plus large : la constitution progressive d’une équipe pluridisciplinaire en vue d’un chantier participatif. L’objectif est de concevoir et de construire un kiosque ancré dans son contexte, répondant aux besoins spécifiques des habitants, et pensé comme un outil d’émancipation, de partage et de fabrication collective de l’espace public à La Réunion.

